L’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA) a accueilli, le 9 juin 2026 à Abidjan, un atelier de renforcement des capacités organisé dans le cadre de la revue à mi-parcours du programme SCORICAD. Cette rencontre, initiée conjointement par le Ministère du Plan et du Développement et le Groupe de la Banque mondiale, a réuni des représentants de l’administration publique, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé.
Le programme SCORICAD vise à mesurer les résultats des interventions soutenues par la Banque mondiale en matière de réduction de la pauvreté, d’accès aux services essentiels et de création d’opportunités économiques. À travers cette revue, les participants ont examiné les progrès réalisés tout en identifiant les pistes d’amélioration susceptibles de renforcer l’efficacité des politiques publiques.
La statistique au cœur de la prise de décision
La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions soulignant le rôle stratégique de la donnée statistique dans la conduite du développement.
Prenant la parole, le Directeur général de l’ENSEA, le Dr Hugues Gouadio, a insisté sur la nécessité de renforcer les synergies institutionnelles afin de consolider les systèmes d’information et d’évaluation. Selon lui, l’ENSEA occupe une place centrale dans l’écosystème statistique africain.
« L’ENSEA est bien plus qu’une école. C’est un creuset de l’intégration africaine, un vecteur de diffusion des méthodes et des bonnes pratiques statistiques, mais également un centre de recherche et d’expertise au service des politiques publiques », a-t-il déclaré.
Cette vision a été partagée par Ousmane Diagana, Vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Saluant la mobilisation des différents acteurs, il a souligné le rôle croissant de la Côte d’Ivoire dans la transformation économique et sociale du continent.
Le responsable de la Banque mondiale a également mis en avant la qualité du partenariat entre son institution et les autorités ivoiriennes, rappelant l’importance des mécanismes d’évaluation pour garantir l’efficacité des programmes de développement.
Une ambition tournée vers les résultats
Présidant la cérémonie, le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a officiellement ouvert les travaux en réaffirmant l’engagement du gouvernement à renforcer les dispositifs de suivi et d’évaluation des projets publics.
Dans son intervention, il a mis l’accent sur la nécessité d’établir un lien permanent entre la mesure des résultats et la prise de décision. Cette approche doit permettre d’améliorer le pilotage des projets, la qualité du reporting ainsi que la mise en place de mécanismes d’alerte précoce capables d’anticiper les difficultés éventuelles.
Selon le ministre, plusieurs dispositions sont déjà en cours afin de renforcer au sein des administrations des cellules dédiées au suivi-évaluation et à la gestion des performances.
La FIPME mobilisée pour les PME
La Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME) a pris part à cette rencontre à travers son Vice-président, Maître Marius Akue Abey, représentant le Président du Conseil d’Administration, le Dr Kanigui Ouattara.
Sa présence témoigne de l’intérêt accordé par la fédération aux mécanismes d’évaluation des politiques publiques et aux programmes susceptibles d’avoir un impact direct sur le développement économique et l’environnement des PME.
À l’issue de la cérémonie, Maître Marius Akue Abey s’est réjoui de la tenue de cet atelier, estimant qu’il représente une opportunité importante pour les entreprises ivoiriennes.
« Nous considérons que ce programme constitue une initiative pertinente. La FIPME entend mieux se l’approprier afin d’y apporter sa contribution, notamment en matière de développement des PME et de création de richesse », a-t-il indiqué.
Un rendez-vous stratégique pour le développement
La cérémonie s’est achevée par une photo de famille réunissant les différents participants, marquant ainsi le lancement officiel des travaux.
Au-delà de la revue à mi-parcours du programme SCORICAD, cette rencontre aura permis de rappeler que la qualité des statistiques et des mécanismes d’évaluation demeure un facteur essentiel pour orienter efficacement les politiques publiques, mesurer leur impact réel et accompagner durablement le développement économique et social de la Côte d’Ivoire.

